5 techniques de négociation issues du FBI pour améliorer vos ventes
Même si l’empathie tactique est le concept qui régit toute la méthode « Chris Voss », quelques techniques permettent de mener à bien la technique du négociateur.
L’effet miroir
L’effet miroir, comme son nom l’indique, consiste à être le reflet de votre interlocuteur. Mais attention, il ne s’agit pas de simplement singer l’autre. C’est une technique subtile utilisée pour installer un lien de confiance profond, en activant un vieux réflexe humain : nous faisons naturellement plus confiance à ceux qui nous ressemblent.
Sur le plan verbal, Chris Voss recommande de répéter les derniers mots ou expressions utilisés par l’interlocuteur. Il ne s’agit pas de répéter mécaniquement, mais de reformuler ou de renvoyer certains mots-clés pour inciter l’autre à développer ses idées. Cette technique simple a pour effet de montrer que l’on écoute activement, tout en encourageant l’autre à approfondir sa pensée sans se sentir mis sous pression.
Il est également pertinent de reprendre le vocabulaire spécifique de l’interlocuteur au fil de la conversation. En intégrant ses mots à votre discours, vous alignez votre langage sur le sien, ce qui augmente la sensation d’être compris. Cela renforce la crédibilité de votre discours et fluidifie l’échange.
Le mirroring n’a pas pour but de manipuler ou de copier, mais de créer une forme de reconnaissance implicite, de connexion. Lorsqu’un individu reconnaît chez l’autre des éléments de langage ou d’attitude similaires aux siens, cela déclenche un mécanisme de confiance. Il se sent plus à l’aise, moins sur la défensive, et davantage enclin à écouter.
L’étiquette (« labeling »)
Le labeling, ou étiquetage, consiste à verbaliser ce que l’on perçoit chez son interlocuteur : une émotion, une tension, une attitude implicite. Il ne s’agit pas de juger ou d’interpréter, mais d’exprimer à voix haute ce que l’autre ressent, ou semble ressentir.
Psychologiquement, cette technique repose sur un principe simple mais puissant : lorsqu’une émotion est nommée par quelqu’un d’autre, elle perd de son intensité.
Le labeling fonctionne également parce qu’il active un besoin fondamental chez tout être humain : le besoin d’être compris.
En formulant par exemple :
- “On dirait que ce sujet vous met sous pression.”
- “Il semble que cette proposition vous gêne.”
On montre à l’autre que son état est visible, reconnu, et sans avoir besoin de lui faire admettre ou justifier quoi que ce soit.
Cela crée immédiatement un climat plus serein. L’interlocuteur baisse ses défenses, car il ne se sent écouté.
Le « non » libérateur