5. Le « Challenger »
Le Challenger bouscule les idées du prospect et remet en question la manière dont le prospect perçoit ses enjeux. En proposant une vision nouvelle, il devient un profil à part qui capte toute l’attention et ouvre la voie à des discussions à forte valeur ajoutée.
Très agressif, le Challenger pose des questions puissantes et mène la danse. En B2B, et d’après l’étude de The Challenger Sale, d’où le titre du livre, ce profil influence les décideurs et accélère le cycle de vente et obtient plus que les autres profils.
Malgré tous les éloges que cette étude délivre à ce profil, le Challenger est un profil à double tranchant. Même si associé aux meilleurs performances commerciales, si le challenger est trop direct ou remet en question trop rapidement le prospect, celui-ci peut se braquer et la relation est ainsi compromise. Ce profil aura besoin d’être plus empathique, de se focus sur l’humain et un peu moins sur l’objectif au risque de ternir ses relations professionnelles.
Ce n’est pas un profil « naturel » pour tout le monde. Il faut savoir poser les bonnes questions, gérer la tension et garder le cap. Des techniques simples comme la question ouverte calibrée : peut permettre de guider l’échange sans forcer. La question ouverte calibrée oriente la conversation mais elle remet tout de même les rênes de l’échange au prospect, ce qui est perçu positivement par l’interlocuteur.
Le profil commercial du « Challenger » acharné en bref :
- Excellence dans le challenging du prospect, redéfinit sa vision de l’offre.
- Meilleur rendement B2B d’après « The Challenger Sale ».
- Sans une excellent maitrise de la diplomatie et de la négociation, le prospect peut se retourner contre la proactivité extrême du « Challenger » et se braquer.